Généralités sur le coaching

…/… Aujourd’hui, le mot « coaching » est devenu un mot à la mode. On utilise cet anglicisme pour toutes sortes d’activités d’accompagnement. Dans ce monde où la compétition, la performance et l’efficacité ont pris le pas sur d’autres valeurs, les champions sont devenus des modèles. Dans le domaine sportif, les entraîneurs (« coach » en anglais) ont pris une importance considérable. Du coup, les entreprises ont adopté le même principe en ce qui concerne cadres et managers. Les résultats sont tels que cette fonction se répand dans la plupart des secteurs d’activité. De plus, le rôle des “coaches” dépasse de plus en plus le domaine strictement professionnel, tant il est vrai qu’un bien-être global facilite le succès. Il est évident qu’un collaborateur est plus efficace et rentable quand son esprit est libre et disponible, qu’il est bien dans sa peau à tous points de vue. Le développement personnel, qui pouvait dans le temps être considéré comme une activité d’ordre privé, tend à devenir un facteur de réussite sociale.

Cette forme moderne de relation s’impose d’elle-même dans une civilisation où se sont perdues certaines coutumes relationnelles entre les êtres qui palliaient l’isolement social. Le « coach » prend la suite logique des personnes qui accompagnaient leurs semblables

…/… Aujourd’hui, le mot « coaching » est devenu un mot à la mode. On utilise cet anglicisme pour toutes sortes d’activités d’accompagnement. Dans ce monde où la compétition, la performance et l’efficacité ont pris le pas sur d’autres valeurs, les champions sont devenus des modèles. Dans le domaine sportif, les entraîneurs (« coach » en anglais) ont pris une importance considérable. Du coup, les entreprises ont adopté le même principe en ce qui concerne cadres et managers. Les résultats sont tels que cette fonction se répand dans la plupart des secteurs d’activité. De plus, le rôle des “coaches” dépasse de plus en plus le domaine strictement professionnel, tant il est vrai qu’un bien-être global facilite le succès. Il est évident qu’un collaborateur est plus efficace et rentable quand son esprit est libre et disponible, qu’il est bien dans sa peau à tous points de vue. Le développement personnel, qui pouvait dans le temps être considéré comme une activité d’ordre privé, tend à devenir un facteur de réussite sociale.

Cette forme moderne de relation s’impose d’elle-même dans une civilisation où se sont perdues certaines coutumes relationnelles entre les êtres qui palliaient l’isolement social. Le « coach » prend la suite logique des personnes qui accompagnaient leurs semblables dans leur parcours de vie.

Ce rôle de motivateur était tenu de façon variée par des personnes auxquelles on pouvait se confier et auxquelles on reconnaissait des qualités d’écoute et de conseil. Ce pouvait être un confident éclairé, un sage, un allié de bon sens et d’expérience (un ami psychologue, un ancien professeur ou un grand-père philosophe par exemple). Ce pouvait être un soutien, un thérapeute, un modèle, un guide, un repère. Chacun à sa façon, maîtres d’apprentissage, religieux et médecins, ont longtemps occupé un rôle de « dynamiseur » et de médiateur. Par ailleurs, guérisseurs et voyants ou même encore le fou du roi pouvaient être des révélateurs, des miroirs, des témoins impartiaux, des éclaireurs.

Malgré les multiples dérives, erreurs et aberrations qui ne manquent pas de se glisser dans toutes les activités humaines, le principe semble appartenir à l’ordre naturel des individus en société.

De façon paradoxale, la population et les activités humaines augmentent en même temps que la complexité relationnelle et la solitude individuelle. A cela s’ajoute un autre paradoxe, c’est que l’augmentation du confort, des commodités et protections de toutes sortes, génère un état de moindre résistance aux peurs, une plus grande vulnérabilité.

La tendance actuelle pour le « coaching » est à mon sens une transition, annonce d’une pratique qui va entrer dans les mœurs du XXIème siècle. Diverses formes d’accompagnement apparaîtront vraisemblablement avec une grande variété.

Aujourd’hui, un coach, tel que nous l’entendons, est en principe un professionnel de la communication thérapeutique et de la relation d’aide. Il est parfois spécialisé dans certains domaines, mais le plus souvent son rôle d’accompagnateur est éclectique et s’exerce dans la plupart des sujets.

Respectueux des valeurs et particularités de chacun, cet éclaireur intime dévoué à l’épanouissement et au succès de son client, apporte son expérience non pas pour conseiller, mais plutôt pour orienter et générer un auto-dépassement des épreuves et difficultés. Mieux qu’une aide ponctuelle, il contribue à une action de formation pour des changements évolutifs.

Il y a évidemment une multitude de façons d’accompagner ses semblables dans un parcours. Il existe également une foule d’approches de la communication thérapeutique. Il n’est pas de mon propos d’avantager celle-ci ou celle-là. A chacun selon sa sensibilité. La seule chose qui m’importe se situe beaucoup plus dans le fond que dans la forme. Une technique sophistiquée et efficace qui défend une cause illégitime est à mes yeux une hérésie. Les outils sont neutres par eux-mêmes. C’est celui qui s’en sert qui fait la différence, et surtout ce qu’il cherche à faire avec ces outils là. Un maillet et un ciseau manipulé par Michel Ange, cela n’a pas le même résultat que si c’est mon voisin d’en face qui s’en sert.

Bien souvent, je vois des gens qui ont essayé ceci ou cela ; on a fait de la psychanalyse, de la sophrologie ou du rebirth, et comme ça n’a pas « marché » on vient essayer de l’hypnose, la PNL ou autre chose. On se prépare en somme à se lancer ensuite dans d’autres approches et ainsi de suite pendant des dizaines d’années. Je déduis généralement d’un tel parcours que pour des raisons plus ou moins inconscientes, la personne ne compte que sur des techniques, auxquelles, d’ailleurs, elle ne croit pas. Elle consulte des outils comme on essaye des médicaments. Quant aux thérapeutes, elle les considère sans doute comme des employés qu’elle paye pour être servie. Il est vrai que pas mal d’entre eux facilitent ce genre de comportement en s’alignant sur une forme neutre et dégagée de toute implication personnelle. Cette forme relationnelle est tellement répandue par ailleurs dans la société qu’elle ne choque plus personne. Or, au moins pour le sujet qui nous occupe, on pourrait bien convenir qu’une relation humaine de cette nature n’est pas une relation ordinaire…

… Maintenant, rendons à César ce qui est à César. Le mot anglais « Coach » vient du mot français « Coche » ou « Cocher ». Le cocher est effectivement cette personne à laquelle on se confie le temps d’un parcours, d’un voyage vers un objectif précis. Ce n’est pas lui qui décide à la place du voyageur ni le sens ni le but du voyage. Ce n’est même pas lui qui va choisir de son propre chef tous les éléments du parcours. Les étapes, la vitesse, les contrées à visiter, le style général du voyage sont autant d’éléments qui sont préalablement négociés avec son client. Par contre, il a de l’expérience et il est, en principe, compétent. Sa fonction est d’amener les personnes à bon port en tenant compte de ce qui lui est demandé…

… Comment imaginer un cocher digne de ce nom qui ne serait pas lui-même imprégné d’une élémentaire sagesse ? J’ajoute que contrairement aux apparences ce n’est pas si simple, la sagesse va bien au-delà des sentiers battus ordinairement. Comment prétendre guider les autres si on n’a qu’une idée superficielle du sens général de l’histoire humaine ? La métaphore de l’aveugle qui guide d’autres aveugles prend ici tout son sens. Ce n’est pas véritablement aider quelqu’un que de l’amener à satisfaire ponctuellement un désir qui masque et retarde une occasion de véritable évolution.

Le Coaching essentiel

…/… Quand je parle pour le cocher d’une élémentaire sagesse, il s’agit bien entendu d’une sagesse toute relative qui est fonction de sa propre évolution. Cependant, le fait qu’elle soit plus ou moins effective ou simplement virtuelle, n’empêche pas qu’elle doit reposer sur des fondations authentiques. J’appelle fondations authentiques les principes transmis depuis toujours et, ô combien ! oubliés de nos jours. Ce sont ceux qui sont apparus logiquement à la conscience des hommes dès l’aube de l’humanité. Ces principes immuables sont à la base de toute compréhension de bon sens des choses de la vie. Même si un accompagnant n’arrive pas toujours à s’appliquer pour lui-même la sagesse dont il fait preuve vis à vis de ses clients, encore faut-il qu’il dispose de repères essentiels. Une trame à partir de laquelle il pourra développer des logiques aussi « justes » que possible dans son action.

C’est cette rigoureuse orientation du coach que j’appelle le « coaching essentiel ». Je peux le définir aussi comme une approche qui vise à accompagner ses clients avec une attention permanente sur « l’essence » des choses, de la vie et de l’être. Nous allons avoir à approfondir ces différents sujets, de façon logique et réaliste, mais aussi très au-delà des préoccupations ordinaires. C’est aussi une approche qui considère les circonstances comme des conséquences, qui obéissent à des suites logiques. Là aussi, nous devrons dépasser le champ d’action de la psychologie moderne et élargir nos investigations jusqu’à rencontrer une ouverture de conscience analogue à celle des anciens. En outre, le coaching essentiel est un accompagnement qui s’efforce de mettre en cohérence les aspirations transitoires avec l’orientation générale de la vie. Ici encore, il faudra s’occuper de cette question essentielle. De plus, un certain alignement entre les principes qui sous-tendent un vécu actuel et les grands principes incontournables de la condition humaine, est constamment recherché. Nous verrons à quel point cet accompagnement est crucial. Il n’est pas possible d’être véritablement heureux sans cela. Ces conditions majeures sont perdues de vue dans la vie courante. Mais comme elles sont immuables, leur transgression permanente déstabilise le plus grand nombre et désaxe la société…

… Notre propos n’est pas de dénoncer ce qui ne va pas, bien d’autre le font, comme d’autres l’ont fait depuis des milliers d’années, sans grand résultat d’ailleurs.

Ce qui par contre est de notre propos, c’est de montrer ce qui va bien. Ce qui va même parfaitement bien, ce qui est immuable et éternel et qui est tout aussi présent aujourd’hui qu’il y a des centaines de milliers d’années. La vie est une occasion merveilleuse, l’être humain est fabuleux. Chacun, qu’il soit puissant ou misérable dispose de toutes les potentialités pour l’exprimer et rencontrer le bonheur et l’amour bien au-delà de ce qu’on ne saurait exprimer.

C’est pourquoi, nous allons devoir entrer progressivement dans la complexité de ce qui rend l’homme si malheureux, de façon à extraire des compréhensions qui guideront ensuite notre raisonnement. Il sera ensuite plus facile de renverser la vapeur, pour soi-même et ceux qu’on accompagne…

…/… Je ne prétends nullement être détenteur d’une vérité absolue et encore moins m’attribuer un autre mérite que d’avoir essayé de mettre des mots, uniquement sur ce qui me semble essentiel. Je connais d’authentiques chercheurs qui ont aussi débouché sur des points de vue très voisins, comme d’ailleurs il y en a eu partout et de tout temps. En tous cas, je sais au moins deux choses. La première c’est que ces points de vue ne s’écartent guère de la façon de penser Traditionnelle qui s’exprimait plutôt par des mythes ou allégories ; quiconque s’y intéresse quelque peu ne pourra pas manquer de s’en apercevoir. La seconde chose, c’est que je sais par expérience qu’en utilisant une façon de voir élargie par le simple bon sens, on va incomparablement plus loin dans l’accompagnement des personnes dans leur parcours de vie.
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