Extraits à propos de la chance

…/… Le mot enthousiasme est construit avec le mot grec Theos qui signifie Dieu. Il rend compte d’un état dont l’essence englobe la réalité divine. Un état dont les éléments de motivation correspondent à une juste appréciation. Cette justesse, c’est le bon sens, la logique, la conformité avec les lois qui régissent l’ordre des choses. Le regard ainsi élargi dépasse les vicissitudes transitoires et s’ouvre à la vision de ce qui est stable et serein. De la sorte, les occupations considérées depuis ce niveau de conscience sont éclairées depuis le haut ; elles sont de ce fait accompagnées d’un sentiment radieux.

 

L’enthousiasme est très différent de l’état d’euphorie qui n’en est qu’un reflet déformé, une caricature inversée. Cette dernière est une effervescence qui ressemble quelque part à l’enthousiasme, mais ses racines plongent, en bas, dans l’artificialité de l’ego. C’est depuis ce niveau étriqué que le sentiment remonte. Sa joie est, tout au plus, celle du soulagement ou celle de la satisfaction d’un désir égoïste, à moins que ce soit aussi un fol espoir chimérique ou l’impression de l’avoir échappé belle.

Comme son nom l’indique (du grec euphoria=force de supporter), c’est une forme réflexe de surcompensation. Fondée sur les peurs illusoires, l’euphorie ne peut qu’entrer en contradiction avec l’instance profonde qui Sait et qui ignore la peur. Il y a, par définition, avec l’euphorie, un conflit interne. D’ailleurs elle se manifeste de façon d’autant plus forte que sa cause est « injuste ». Elle cherche, « à la désespéré », à forcer les choses, et bien souvent elle pousse jusqu’aux frontières de l’hystérie. L’enthousiasme est précisément absence de conflits interne et, du coup, tout l’être participe. De ce fait, il y a évolution verticale de l’état.

…/… Celui qui ne débouche pas sur l’insondable est trop loin de la réalité pour connaître l’enthousiasme. De même celui qui l’a aperçu mais qui, pris de peur, préfère s’en tenir au train-train apparemment plus confortable des pensées réduites et fixées dans des concepts verrouillés, celui-là aussi, trop loin de la réalité, ne connaîtra pas l’enthousiasme. L’humilité indispensable n’est pas dégradante. C’est pourtant ce que semblent indiquer les réactions de fuite qu’on rencontre si souvent dans ce domaine. Il s’agit au contraire d’une « glorieuse » humilité pour celui qui a la chance de la rencontrer. Il ne s’agit pas de baisser le nez et de faire amende honorable devant l’immensité, il s’agit d’être juste et droit, à la fois neutre en tant qu’individu parmi tant d’autres, et présent en tant qu’entité indispensable au concert universel.

C’est ainsi que tout ce que nous vivons a sa raison d’être. Le hasard et l’aléatoire ne sont qu’apparences. Si on prend pour principe que l’existence a un sens, alors chaque évènement en a un aussi.

 

 

Extraits à propos de la chance

…/…  La chance sourit aux hommes et aux femmes enthousiastes par l’actualisation d’un préalable virtuel conçu avec « intelligence ». Les critères de cette intelligence sont à la fois simples et indispensables. En ce qui nous concerne, nous n’envisageons ici que la chance qui accompagne un parcours d’évolution personnelle. Nous laissons à d’autres le soin d’élaborer de savantes tactiques pour des orientations infantiles[1].

 



[1] Le préalable virtuel est un état  « comme si « on le vivait déjà. On retrouve ici une recommandation de Jésus dans l’Evangile de Marc 11-12:  « Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé ». Ce  « croyez que vous l’avez déjà reçu » est significatif. « Faites comme si vous l’aviez déjà ». Mais évidemment, pas n’importe quoi !

 

…/… Si les conditions ci-dessus sont réunies, il ne peut que se rencontrer que de multiples chances. L’état qui est maintenu par l’espérance et l’enthousiasme est obligatoirement convenablement orienté verticalement. Quant à l’action horizontale du psychisme, le sentiment fraternel ne peut que provoquer des synchronisations qui vont dans le bon sens et l’ouverture à de multiples possibilités augmente la fréquence des coups de chance.

 

On notera que la malchance fonctionne exactement de la même façon que la chance, à la différence près qu’en raison de dérogations aux principes ci-dessus, les accrochages psychiques s’établissent conformément à un état dégradé ou démotivé. Ce peut être aussi un égoïsme masqué qui ne trouve à se synchroniser qu’avec ce qui lui ressemble, à moins que ce soit quelque idée fixe qui resserre le faisceau au point de ne se cogner que sur de semblables entêtements. Dans l’une ou l’autre de ces éventualités, la malchance est assurée. Nous précisons, une fois de plus, que nous parlons ici de malchance au plan de l’évolution de l’être. Elle peut très bien apparaître au premier degré comme une chance, mais ses prolongements tourneront en malchance. Il en va, bien sûr, de même pour ce qui peut apparaître, à priori, comme une malchance pour celui qui est sur un parcours d’évolution, et qui s’aperçoit ensuite que cela a permis un heureux dénouement.

 

En conclusion de ce chapitre consacré à la chance, on retiendra que les événements que nous rencontrons répondent à des logiques de synchronicité au plan psychique et que leur nature dépend de notre configuration sur ce plan. En conséquence, notre attention est orientée inconsciemment vers ce qui ressemble, d’une certaine façon, à ce que nous exprimons à un moment donné. Sans le vouloir, nous choisissons les options qui se trouvent ainsi sélectionnées à notre insu.

Quiconque apprend à se maintenir sur un idéal juste et serein, qui vit les choses avec enthousiasme, grandeur d’âme et ouverture d’esprit rencontrera souvent la chance sur son parcours. C’est comme si l’ordre naturel se mobilisait pour le protéger et l’accompagner vers la plénitude, la joie et l’amour.

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